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Otra ciudad
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Lo siento, este descriptivo no ha sido traducido en español.
Si ça sentait le capiteux parfum du tabac brun, les habitants de la Belle de Mai savaient qu'il allait pleuvoir...
Une plongée bouleversante dans la mémoire d'un monde perdu. Un spectacle musical avec un supplément d'âme. Elles portaient des blouses bleues qui faisaient la marée dans les rues à l'heure de la sortie de l'usine.
Elles avaient des brins de tabac dans leurs cheveux noirs. Elles étaient marseillaises, piémontaises, espagnoles... Elles s'appelaient Lucila, Fernande, Monique, Victoire.
Ces femmes, Edmonde Franchi leur rend hommage.Nous sommes en 1981, neuf ans avant la fermeture du site à Marseille. Les ouvrières sentent déjà les prémices de cette fermeture, bien que certaines refusent de se rendre à l'évidence... Mais aujourd'hui est un jour de fête : c'est le départ à la retraite de Carmen. Elle a 65 ans et on lui a remis dans les bureaux la médaille du travail. Deux autres ouvrières sont venues préparer l'atelier pour y faire la fête, dresser la table. Une troisième les rejoint puis, plus tard Carmen, et aussi sa fille, elle-même ouvrière à la Seita.
A travers cinq comédiennes principales, entourées d'un choeur composé par La Chorale de l'Académie de chant populaire qui représente l'ensemble des ouvrières, CarmenSeitas retrace une sorte de saga familiale qui